French Abstract: En commençant par un aperçu général à propos des politiques d’intégration basés respectivement sur le modèle assimilationniste, multiculturelle et interculturelle (§ 1), l’essai se concentre sur la notion de citoyenneté (de l’Union) européenne, regardé du point de vue de sa pertinence normative dans les traités de l’Union, ainsi que de sa signification par rapport à les questionnes fondamentales des critères de qualification et de la portée subjective ou personnelle de cette notion, en ce qui concerne le problème de son autonomie conceptuelle (§§ 2-3). Dans ce contexte, où il peut être observé une fondation autonome avec un caractère potentiellement ouvert et inclusif de la citoyenneté européenne, la relation entre immigration et intégration dans l’espace de liberté, sécurité et justice est analysée, en prenant en considération les règles de l’UE et le programmes pluriannuels de le Conseil Européen (§ 4), afin de soutenir (§ 5) la possibilité d’une définition large de citoyenneté européenne, sous la forme de la soi-disant citoyenneté civile, tel que présenté par la Commission Européenne dans deux communications, respectivement, de 2000 et 2003 ; alors soutenu et relancé plus tard par le Comité économique et sociale européen dans deux opinions, respectivement, de 2003 et 2014. Cette notion large de citoyenneté européenne pourrait s’appliquer, en vertu du principe d’égalité, aux ressortissants de pays tiers (migrants et réfugiés) qui sont résidents de longue durée dans un État membre. Dans le dernier paragraphe (§ 6), quelques considérations finales sont tirées, concernant l’exigence d’un changement de paradigme, consistant à repenser au niveau européen la notion de citoyenneté non plus uniquement en termes de nationalité (en relation avec la citoyenneté de l’État), mais sur un base résidentielle, en termes de fonction de coexistence civique fondée sur des valeurs partagées, dans l’espace commun transnationale de l’Union