Offre et demande d’investissement : le rôle des profits
L’introduction des profits dans les fonctions d’investissement s’inscrit dans le cadre du retour de l’argument empirique sur les spécifications proposées par Jorgenson. Selon la théorie de la profitabilité les entreprises ont une demande d’investissement croissante avec le rapport taux de profit de pleine capacité/taux d’intérêt afin de se prémunir contre l’incertitude de la demande ou de gagner des parts de marché (effet de clientèle). La théorie des contraintes financières définit une offre d’investissement dépendant des profits réalisés, du ratio d’endettement et du taux d’intérêt réel anticipé. On estime un modèle de déséquilibre d’investissement avec CES par le maximum de vraisemblance et le pseudo maximum de vraisemblance simulé; robustes au changement de méthode : les profits réalisés, la profitabilité, le ratio endettement/capital et la demande anticipée. Les contraintes financières ne s’exercent pas forcément lorsque le ratio d’endettement est élevé et la chutte de l’offre d’investissement est plus forte que la chute de la demande en phase de récession. Le report des contraintes financières est plutôt négatif (comportement “rationnel” vs “extrapolatif”).